vendredi 21 mai 2010

Cours de plantes comestibles et médicinales

Un nouveau cours sur les plantes comestibles et médicinales sera ouvert dimanche le 13 juin! Au plaisir de chasser la quenouille et pister l'asclépiade ensemble!

jeudi 20 mai 2010

Pêche aux quenouilles

Voilà nos deux pêcheurs!




Cette fois-ci, je suis à jour! Il est encore temps de cueillir les jeunes pousses de quenouille. Le coeur est si tendre qu'il fond dans la bouche. Apprêtés en salade, crus et arrosés d'une vinaigrette, ils sont délicieux. Ils peuvent être cuits quelques minutes et ils deviennent un bon légume d'accompagnement, avec un peu de beurre et de sel. Pour les utiliser plus tard, nous en avons canné une bonne partie. Un légume original sur notre tablette de conserves.


Un autre magnifique légume, nourrissant et abondant, est la tête de violon. C'est la pousse enroulée de la fougère de l'autruche qui nous fournit nos premières récoltes d'importance. Délicieuse en soupe, quiche, omelette, gratin, légume d'accompagnement, lasagne, etc, etc. Il faut par contre la bouillir en 2 eaux pour éliminer les toxines présentes.
J'en ai mariné un dixième de ce que j'ai récolté!

lundi 17 mai 2010

Les cueillettes de l'après-neige

Vous allez vous dire qu'il est bizarre de mettre des photos de neige alors qu'il fait 30 degrés à l'extérieur... Il faut dire que je suis un peu en retard dans mes messages! J'affiche ces photos quand même puisque je les trouve belles. De voir l'herbe si verte et les bourgeons éclos au travers de l'immaculée blancheur de la neige me frappe... la force de la vie... La tempête a fait plier tous les bouleaux et peupliers, mais même pendant le plus fort de la tombée de neige, les bourgeons éclataient. Par la suite, la végétation a littéralement jailli de terre, comme si la neige avait été un engrais.


La semaine suivante, les pissenlits étaient en pleine floraison! J'ai cueilli les fleurs, les ai débarassées des parties vertes et amères, pour remplir ma chaudière de fermentation. À quoi j'ai ajouté des tiges de rhubarbe pour l'acidité, un décoction de branches d'aulnes pour le tannin, du sucre qui se transformera en alcool et de la levure pour activer la fermentation. Et voilà! j'ai un vin de pissenlit qui sera prêt dans quelques mois. Je laisse fermenter en cuve primaire 5 jours au chaud, puis je soutire dans une tourie (grosse bouteille à petit goulot qui empêche l'air de pénétrer à l'intérieur) pour 1 mois et dans une deuxième pour un autre mois. Ne reste plus ensuite qu'à embouteiller. Le résultat est un vin diurétique et dépuratif (dans la limite où un vin peut être dépuratif!!!).



Venait aussi dans la section cueillette les boutons floraux de populage des marais et de pissenlit. J'étais un peu tard pour les boutons de populage, qui sont souvent en pleine floraison à la fête des mères (c'est devenu le bouquet de fleurs traditionnel pour la fête ici!). Donc, il faut être à leur recherche une ou deux semaines avant.
En les faisant mariner, je remplace aisément les câpres. Pour les boutons de pissenlits, c'est bien la première fois que je les marine, je vous dirai à quoi ça ressemble dès que j'y aurai goûté.

jeudi 6 mai 2010

Problèmes de technologie!

Si vous regardez les derniers messages, vous constaterez qu'il y a au moins un mois que je n'ai rien publié... En fait, j'ai eu quelques problèmes avec l'ordinateur (ou internet ou [votre choix]) qui amenait à coup sûr ma patience à bout! Chasseur-cueilleur et ordinateur ne font vraiment pas bon ménage!
J'ai fini par trouver un moyen pour pouvoir écrire mon blog et, malgré l'internet "haute patience", il m'en reste assez pour finaliser un message!

Après de nombreuses heures passées sur ma peau d'orignal (à temps très partiel! C'est une chance que la fumée préserve la solution de cervelle, sans quoi l'odeur serait insuportable!), j'en suis rendu à une peau pas encore assez souple. Je répèterai donc sans arrêt la séquence tannage-étirage-fumage jusqu'à ce qu'elle soit à mon goût!

Voilà ma méthode pour l'étirer:





dimanche 4 avril 2010

La baignade...

La nuit a été chaude comme en plein été... Le matin est beau et ensoleillé... Idéale matinée pour aller se baigner dans l'eau glaciale de la rivière! (au moment où j'écris ces lignes, la neige vient juste de fondre!)

Avant que toute végétation ne se mette à pousser, je me suis empressé d'aller cueillir des rhizomes de quenouille pour en faire de la farine.
Comme pendant le camping de fin-février, je les ai pelés et délayés dans de l'eau pour récolter l'amidon. Après quelques heures, l'amidon en suspension dans l'eau se décante. Je n'ai eu qu'à jeter l'eau en surface pour la remplacer par de l'eau propre, ce qui fait le premier rinçage. J'ai rincé 3 fois ma farine pour la purfier. À utiliser avec d'autres farines; puisqu'elle ne contient pas de gluten, elle ne peut former de pâte homogène.

J'ai aussi testé la méthode dite "à sec". Ayant coupé les rhizomes en sections pour les faire sécher plus vite, je les ai ensuite passés au pilon-mortier pour extraire l'amidon des fibres. Je n'avais ensuite qu'à tamiser pour récolter ma farine. Les deux méthodes fonctionnnent et sont environ aussi efficaces et rapides l'une que l'autre.




En récoltant les rhizomes, j'ai gardé l'oeil ouvert pour les bourgeons de quenouille. Ils sont comestibles tout l'hiver jusqu'à leur éclosion... ensuite ils deviennent de jeunes pousses encore plus délicieuses!

lundi 29 mars 2010

Le printemps me réveille!

Le printemps me réveille, je sens le sang circuler dans mes veines comme l'eau coule sur la terre. Tout dans la nature se prépare à exploser de vie. Les bourgeons sont gonflés, la rivière déborde, la marmotte court dans le champ en face de ma maison. Je regarde le busard des marais qui chasse, je regarde son vol habile, comme il joue dans le vent, extatique.
À l'aube, je vais dans le marais du castor. Je l'appelle ainsi même si le castor n'y vit plus depuis longtemps. Le paysage est encore imprégné de son passage, les souches de peupliers encore marquées par ses incisives, les arbres morts encore debouts, témoins de l'inondation créée par son barrage de plusieurs dizaines de mètres de long. Maintenant, la vie est toujours foisonnante. J'y observe le héron vert et le martin-pêcheur qui chassent. Le couple de bernaches qui patauge passera l'été ici, comme les autres années. J'admire leur endurance, leur candeur et leur grâce. J'apprécie leurs cris qui me réveillent aux premières lueurs de l'aube, et je souris de voir leurs jeux, leurs envols d'un étang à un autre.
J'observe comment, malgré la neige et les nuits froides, les hémérocalles perçent la terre gelée de leurs pousses si vertes dans une toile de couleurs ternes. J'admire les mouches qui volent déjà, encore engourdies, mais bien vivantes.
Le printemps me rappelle que la vie est forte, malgré les grandes noirceurs de l'hiver, viendra un temps où la vie et l'harmonie reviendra. Pourtant, pendant l'hiver, on a l'impression qu'il ne finira jamais! Je me plais à penser au printemps de notre ère, et je l'attends, heureux.

mardi 23 mars 2010

Des nouvelles de la peau d'orignal...

Ma peau d'orignal a passé l'hiver à l'abri. Dès la venue du beau temps, j'ai gratté le poil de la peau. Un autre 2 jours de travail intense!
Me voilà prêt à la tanner. Les Amérindiens du nord pré-fumaient leurs peaux d'orignal auparavant de les tanner. J'ai donc décidé de me lancer dans l'expérimentation du pré-fumage!
J'ai plié la peau en 2 et l'ai lacée sur toute la longueur, en laissant une ouverture à la base. C'est par là que la fumée va être forcée dans la peau, s'infiltrant au travers chaque fibre et opérant chimiquement sur elles.
Voici la méthode "moderne" pour fumer une peau, à l'abri et avec un poêle.

J'emplis mon poêle de matériel qui fume abondamment sans prendre en feu.

Je fume la peau des 2 côtés. Elle a déjà pris une teinte brunâtre!

Nous verrons bien si la peau est plus facile à tanner ainsi! Quel beau cuir cela fera! Probablement parmi les peaux les plus grandes et épaisses que j'aurai à tanner dans ma vie... à moins que je ne tombe sur une peau d'éléphant!